Stressé ? Manger n’est pas la solution*

Stressée

 

Lundi soir, après une longue journée de travail, vous vous retrouvez devant un pot de crème glacée ou un autre mets dont vous raffolez. Vous avez divers échéanciers de travail, des cartes de crédit à rembourser, un horaire exigeant et des situations familiales stressantes. Vous ressassez votre stress, votre corps devient de plus en plus tendu et la crème glacée vous semble de plus en plus délicieuse. Vous vous demandez, une fois de plus, comment arrêter de vous tourner vers la nourriture à chaque nouveau stress.

Ce scénario a longtemps fait partie ma vie. Je veux vous partager quelques outils et stratégies qui m’ont aidée, après des années d’expérimentations, à en finir avec le « syndrome de manger quand on est stressé ».

 

1.    Après la fringale (épisode ou l’on mange beaucoup pour apaiser des tensions et non par faim):

À mon avis, nos comportements « indésirables », (dans ce cas-ci, manger sans avoir faim dans le but de calmer notre stress) sont des messages, des alarmes qui nous indiquent que nous avons besoin de prêter attention à ce qui se passe en nous et autour de nous. Au lieu de culpabiliser parce que vous avez trop mangé, remerciez votre corps d’avoir attiré votre attention sur le fait que vous avez besoin de prendre une pause afin de mieux faire face à des situations qui vous génèrent du stress. La bonne nouvelle est qu’il existe d’autres moyens d’arriver au bien-être que vous recherchez sans avoir recours à la nourriture, ou autre substance pouvant être néfaste pour votre santé à long terme.

Ce moment qui suit la fringale est aussi un moment idéal pour vous dorloter : un bain chaud, une conversation avec une bonne amie, une manucure….

 

2.    Durant la période de tension qui précède la fringale ou qui l’accompagne :

Il a été démontré que le moment de tension intense qui précède une fringale dure environ 20 minutes. Utilisez une minuterie et occupez-vous physiquement pendant 20 minutes : marche rapide ou jogging, faire du ménage, s’occuper les deux mains en faisant du crochet, du jardinage, de la peinture, jouer à un instrument de musique ou faire une bonne sieste

Expirez! L’expiration lente calme notre système nerveux. Sortez l’air par votre bouche très lentement et inspirez sans effort, puis recommencez.

Si l’épisode est déclenché, évitez à nouveau la culpabilité. Essayez la stratégie « nourrissante ». Au lieu des mets sucrés ou riches en glucides raffinés (pain, pâtes, pâtisseries, viennoiseries…) privilégiés lors de fringales, choisissez des protéines et des légumes qui vous apporteront des nutriments et une sensation de satiété : tranches de jambon, lanières de poulet, cassave grillée généreusement tartinée de purée d’avocat….À cause de leurs effets sur nos hormones et neurotransmetteurs, les glucides raffinés causent rapidement de la dépendance, c’est-à-dire un cercle vicieux qui nous pousse à en vouloir à nouveau dès que disparaît la sensation agréable provoquée par la consommation.

 

3.    Au quotidien :

-                    Évaluez régulièrement votre niveau de tension (sur une échelle de 1 à 10 par exemple, ou 1 est la détente et 10, le stress maximal).

-                    Éliminez les éléments stressants non-essentiels : faire du surplus de travail, continuer une relation amoureuse toxique, se nourrir d’aliments transformés…sont souvent des habitudes qui, après évaluation profonde, sont de grandes sources de stress qui peuvent être éliminées de notre vie.

-                    Passez à l’action lorsque vous avez le pouvoir de changer ce qui se passe : être proactif face à un projet au lieu de constamment remettre à demain, engager une conversation difficile, prendre une décision ardue…

-                    Investissez dans du plaisir durable : danse, yoga, randonnées pédestres, bains de mer, jeux de cartes entre amis, sont des exemples d’activités qui apaiseront votre organisme. Vous serez alors plus aptes à faire face au stress quotidien sans recourir à la nourriture.

 

Note : Si vos fringales sont récurrentes, que vous avez très peur de prendre du poids et que votre relation avec la nourriture vous cause de l’anxiété, consultez sans tarder un professionnel de la santé qualifié.