5 pistes pour vous protéger de cette importante source de stress!

Plusieurs de mes clientes me parlent de ces phrases qu’elles se disent souvent:

“Je ne suis pas assez bonne. Il faut que j’en fasse plus.

Comment est-ce que j’ai pu encore faire cette erreur? Je suis nulle! Je ne me le pardonnerai jamais.

J’ai encore mangé du dessert, il faut absolument que je brûle ces calories et que je réduise mes portions.”

Si vous vous reconnaissez dans une de ces phrases, alors vous vivez peut-être les émotions suivantes:

  • Vous vous sentez souvent coupable, déçue de vous-même, insatisfaite de vos accomplissements.
  • Vous vivez avec ce stress lié à la peur de faire des erreurs, de ne pas être à la hauteur ou de ne pas arriver à faire tout ce que vous “devez” faire.
  • Vous êtes fatiguée de vous taper dessus mais c’est devenu un automatisme et vous croyez que c’est ce qui vous protège de la paresse ou de la complaisance.
  • Vous vous doutez que ce discours influence négativement votre humeur et votre niveau de stress...

Savez-vous à quel point ces pensées affectent votre corps et votre métabolisme?

Mon intention aujourd’hui est d’attirer votre attention sur ce qui se passe physiologiquement lorsque vous entretenez ce discours sur une longue période.

En fait, votre corps perçoit ces pensées comme une source de stress (pour ne pas dire une agression). Et oui! Imaginez que votre colocataire ou votre employeur vous disait régulièrement que vous êtes nulle, pas à la hauteur ou que vos erreurs sont impardonnables. Honnêtement, comment vous sentiriez-vous? Quel serait votre niveau de stress à l’idée de passer du temps avec cette personne (chaque jour!)?

Il n’y a pas que les déménagements ou les embouteillages qui peuvent être perçus par notre corps comme des agents stressants. Nos pensées sont souvent une grande source de stress!

Et quand on parle de stress élevé, on parle de toute une série de réactions soigneusement orchestrées par nos hormones. Résultats: nos sens sont en alerte, notre force musculaire est décuplée tandis que notre digestion ralentit. Jusque là, tout va bien.

Mais, lorsque cet état persiste des jours, des mois ou des années, le stress devient chronique. Votre système nerveux finit par se fatiguer, votre digestion est perturbée et votre corps continue à accumuler des réserves sous forme de gras corporel. Sans compter qu’en période de stress, vous avez peut-être davantage de fringales compulsives. Ce n’est pas un état que vous souhaitez entretenir!

Et si vous pouviez faire autrement? Et si vous pouviez transformer ce discours interne et ainsi diminuer cette source de stress?

Je vous propose quelques pistes:

  1. Ne vous tapez pas dessus parce que vous vous êtes reconnue dans cet article!
  2. La prise de conscience est une étape essentielle à toute transformation. Commencez par vous observer, tout simplement. Il n'est pas toujours évident d’intercepter des pensées qui nous tiennent compagnie depuis 30, 40 ou 50 ans! Prêtez attention à la fréquence de vos autocritiques. Identifiez quelles sont les phrases qui reviennent le plus souvent et quel est votre niveau de stress à ces moments-là.
  3. Votre relation avec vous-même est importante! C’est une des rares relations qui dure toute la vie. Vous pouvez faire le choix de la soigner (sans vous mettre de pression non plus!)
  4. Nous vivons dans une société qui valorise la performance, la rapidité et les accomplissements. C’est tout un choix de choisir des valeurs différentes! Réévaluer votre système de valeurs peut avoir un impact insoupçonné sur votre bien-être physiologique.
  5. Au besoin, cherchez du support professionnel. Se libérer de l’autocritique persistante peut parfois s’avérer plus ardue que prévu. Et...ne vous sentez pas coupable d’avoir besoin d’aide :)

Résumé:

  • Ce qui se passe dans la tête se passe aussi dans le corps: nos pensées affectent notre physiologie.
  • S’auto-flageller peut être aussi toxique qu’un environnement pollué.
  • Apprendre à s’aimer fait cliché et c’est bon pour la santé.
Larissa Jean-Baptiste