Sérénité ou culpabilité durant le temps des fêtes?

C’est le temps des fêtes, des soupers, réveillons, buffets….

Si  vous vivez une relation tendue avec la nourriture, avec votre corps et avec vous-même,  c’est aussi un moment accompagné de stress ou d’angoisse. Un moment riche en émotions. Un moment où la nourriture est plus présente que jamais:

  • Vous recevez en cadeaux de jolies boîtes de chocolats,

  • Vous êtes invitée à manger des repas que vous n’avez pas cuisinés, donc pour lesquels vous n’avez pas choisi les aliments

  • Vous avez à choisir des vêtements que nous ne portez pas nécessairement le reste de l’année

  • Vous allez passer plus de temps avec la famille élargie et la belle-famille

  • Vous serez peut-être envahie par des souvenirs amers déclenchés par les odeurs, la musique, la période...

Vous êtes déjà en train de vous poser toutes sortes de questions angoissantes:

  • Est-ce que je vais rentrer dans la petite robe que j’aime tant?

  • Est-ce que je devrai m’acheter encore une fois des vêtements d’une taille plus grande que l’an dernier?

  • Est-ce que je vais encore trop manger, me sentir coupable et déprimer?

  • Comment vais-je arriver à résister aux desserts?

Et toutes les émotions qui viennent avec ça:

  • La culpabilité pour avoir cédé à la tentation du 2ème morceau de gâteau.

  • L’envie de vous effondrer dans la cabine d’essayage parce que la robe ne ferme pas.

  • La confusion devant le buffet: “je mange quoi si je dois éviter le gras, le sucre, le gluten, les produits laitiers...pfff?”

  • Les larmes qui ont envie de monter quand vous regardez votre amie “mince et pleine de vitalité” qui mange comme elle veut sans jamais engraisser.

  • La solitude, la tristesse, la déception: vivre ce moment en célibataire, ressasser la tristesse qui revient pour vous à cette période

Vous auriez envie d’une baguette magique pour vous sortir de ce cycle épuisant!

Et si c’était possible de faire autrement?

Et si c’était possible de vivre de la sérénité durant le temps des fêtes?

De la sérénité dans votre relation avec la nourriture, avec votre corps, avec vous-même.

Voici quelques pistes pour vous aider à vivre ce moment autrement:

Piège #1: Manger le moins possible pendant la journée pour garder de la place pour le buffet du réveillon.

Antidote: Vous priver en début de journée augmente les risques de “trop manger” en fin de journée. Quand on attend d’avoir trop faim, nos choix alimentaires deviennent vraiment biaisés. Le corps pense qu’il est dans le désert et en état de famine. Il se met alors à augmenter votre appétit et à ralentir votre métabolisme afin de faire des réserves. Sans compter que se priver implique qu’on se déconnecte de son corps.

Continuer à vous nourrir (de bienveillance et de nutriments) durant la journée vous aidera à rester à l’écoute de vos signaux de faim et de satiété en soirée. Vous éviterez ainsi de retomber dans le cycle de grosses fringales suivies de grande culpabilité.

 

Piège #2: Essayer d’éloigner ses émotions désagréables

Antidote:  Quand vous vous dites “je ne devrais pas me sentir triste, ou seule, ou angoissée”, vous augmentez votre malaise et votre niveau de stress. Ensuite, vous utilisez la nourriture (ou autre compulsion) pour essayer d’anesthésier ce stress.

Les émotions sont de précieux messagers qui nous donnent des informations sur nos besoins. Trouvez des façons qui VOUS conviennent pour accueillir vos émotions, écouter leurs messages et les utiliser afin de mieux répondre à vos besoins: parler à une amie de votre tristesse, écrire dans votre journal intime, vous autoriser à pleurer, à rire, à demander du soutien ou de la compagnie...

Piège #3: Le grand piège du “tout ou rien”

Vous savez, quand vous vous dites  “je mange tout ce que je peux en décembre pour se priver et brûler les calories en janvier”.

Antidote: Essayer de résister à tout prix ne fait que renforcer la sensation de privation et le besoin de se venger après. Il est possible de nuancer les choses. C’est possible de manger des choses qu’on aime tout en respectant nos sensations physiques, particulièrement nos signaux de faim et de satiété.

Piège #4: voir les choses en “noir ou blanc” en vous disant “c’est une période triste et désagréable. Aucun moyen de le vivre autrement”.

Antidote: Choisissez de vivre ce moment à VOTRE façon.

Si votre alimentation vous stresse ou que la solitude vous pèse, vous pouvez aussi vous donner la permission de savourer d’autres joies de cette période (et de la vie le reste de l’année!).

Qu’est-ce que vous aimez de cette période? La musique, les rencontres, les décorations, les cadeaux, les vacances? Trouvez ces petites choses qui peuvent vous apporter joie, plaisir ou réconfort.

Choisissez un focus agréable (ou plus), et mettez-y votre attention et votre énergie. Le fait de savourer les moments à VOTRE façon vous aidera à moins focaliser sur l’angoisse, la nourriture ou votre apparence physique.

En résumé:

  • Souriez et activez votre pouvoir d’auto-bienveillance lorsque vous vous surprendrez à vouloir vous sentir coupable si la robe ne ferme pas ou si vous avez repris du dessert.

  • Trouvez des phrases antidotes pour vous rappeler que votre valeur ne dépend ni de la taille de vos vêtements, ni du chiffre sur la balance.

  • Continuez à poser des petites actions simples qui vous feront du bien globalement et vous aideront à garder le cap: une petite marche au soleil, une sieste, un bain chaud, une tisane réconfortante, de l’auto-massage, des respirations profondes…

  • Et surtout, vivez ce moment à VOTRE façon.

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Larissa Jean-BaptisteComment